EUROMARITIME 2020. ARMATEURS DE FRANCE REVIENT SUR LA JOURNÉE CONSACRÉE À LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Euromaritime, le salon euro-méditerranéen de la croissance bleue, se déroule du 4 au 6 février à Marseille. Pendant trois jours, le shipping est mis à l’honneur. Les thèmes abordés durant cette édition sont principalement la transition écologique, la coopération euro-méditerranéenne, la digitalisation, la construction ou encore le démantèlement des navires à l’heure environnementale. Armateurs de France, partenaire de l’évènement, revient sur la journée de conférences consacrées à la transition énergétique.

Plusieurs personnalités sont venues échanger avec Thibaud Teillard, journaliste chez Le Marin, pour témoigner de la mutation écologique déjà engagée dans l’économie maritime. Le Cluster Maritime Français et CMA CGM ont porté la France au rang de leader mondial de la transition énergétique en rappelant le lancement de leurs coalitions respectives pour la transition écologique du secteur maritime, aux niveaux français et mondial.

 

Thibaud Teillard, Philippe Louis-Dreyfus et Jean-Marc Roué

 

A l’occasion de ces rencontres, un entretien croisé entre Jean-Marc Roué, Président d’Armateurs de France, et Philippe Louis-Dreyfus, Président du groupe Louis Dreyfus Armateurs a été organisé. Ces deux dirigeants partagent l’engagement fort des armateurs français dans la transition éco énergétique du secteur. Pour Jean-Marc Roué, « Si les armateurs français ne sont pas en haut de l’affiche en nombre, en volonté d’innovation ils sont dans le peloton de tête  ». Il a ensuite rappelé « Chez Armateurs de France nous militons pour une feuille de route établie sur 2 enjeux : les émissions de polluants et les émissions de gaz à effet de serre. L’équation est de réaliser ces objectifs de manière combinée, au bénéfice de la santé publique et afin que le shipping participe à la réduction significative de l’empreinte carbone des secteurs industriels ». Philippe Louis Dreyfus est revenu sur le combat qu’il mène, depuis plusieurs années, en faveur de la réduction de vitesse comme mesure immédiatement disponible pour réduire l’empreinte carbone du secteur. Il a, d’ailleurs, lors de son intervention, interpelé la France pour que cette mesure continue d’être prise en compte dans les négociations à l’Organisation Maritime Internationale. La réduction de vitesse est aujourd’hui plus que jamais, une solution politique. Tous les deux ont conclu positivement sur l’avenir : les solutions pour la décarbonation du secteur sont là (ou presque). Il reste que pour que cela fonctionne, des moyens financiers doivent être disponibles pour les investisseurs. Pour Philippe Louis Dreyfus, c’est incontournable, que: les clients devront nécessairement endosser une part de cette transition énergétique.

 

Thibaud Teillard, Jacques Hardeley, Jean-Emmanuel Sauvée, Jean-François Suhas, Erminion Eschena et Stéphane Reiche

 

Une table ronde dédiée au secteur de la croisière a, ensuite, été l’occasion de discuter des solutions d’avenir pour les navires de croisière. Jean-Emmanuel Sauvée, Président de la Compagnie Ponant, a démarré son intervention en rappelant que la première clé résidait dans la volonté d’instituer une véritable politique de développement durable au sein de l’entreprise. Interrogé sur son expérience de la propulsion vélique utilisée depuis 30 ans sur le PONANT, il confirme que la voile est une des solutions d’avenir pour la décarbonation du secteur de la croisière.

Des tables rondes, chacune dédiée au potentiel de différentes solutions, se sont ensuite succédées : montée en puissance du GNL, émergence de l’hydrogène, autonomie grandissante de l’électrique, maturation de l’assistance vélique. 

 

Date publication: 
Jeudi, 6 février, 2020 - 15:15
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