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Communiqués et Dossiers

Communiqués et dossiers


Réduction des émissions de CO2 des navires : l’Organisation maritime internationale progresse

Date de mise en ligne : 25/04/2016

Communiqué

Armateurs de France se félicite des progrès de l'Organisation maritime internationale vers une réduction des émissions de CO2 des navires de transport et de services maritimes.

Le 69ème comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’Organisation maritime internationale (OMI), qui s’est réuni du 18 au 22 avril, vient de poser les bases d'une nouvelle réglementation qui obligera l'ensemble des navires de plus de 5000 GT à mesurer leurs émissions de CO2 et à les déclarer à l'OMI.

Armateurs de France a soutenu l'adoption de ce projet, qui permettra d’évaluer plus précisément la part du shipping dans les émissions de CO2 mondiales, estimée aujourd'hui à 2,6%, et de suivre son évolution.

Le maritime est en avance par rapport à l’aérien : alors que la Commission européenne a salué l’accord de février 2016 sur les émissions de CO2 des aéronefs comme un accord historique, l’OMI avait adopté des mesures similaires dès 2011.

L'OMI démontre ainsi sa capacité à imposer des accords s'appliquant à l’ensemble de la communauté maritime mondiale. L'industrie du transport et des services maritimes étant totalement mondialisée, les seules réglementations efficaces sont internationales.

Ce nouveau dispositif n'est que la première marche vers une réelle réduction des émissions globales de CO2. Le MEPC a également confirmé la nécessité d’une convention portant sur la réduction des émissions de CO2 du transport maritime en ligne avec l’Accord de Paris. Cette convention, qui s’appuiera sur l’analyse des données des émissions du shipping, et son calendrier de mise en œuvre devront être définis lors du prochain MEPC, qui se tiendra à l’automne 2016.

En permettant le suivi des émissions de CO2 par les navires, l'OMI se donne le moyen de définir un objectif de réduction des émissions de CO2 par les navires et, surtout, d'en contrôler le respect. 

Pour Gildas MAIRE, Président d’Armateurs de France : « Les armateurs français sont conscients de la nécessité pour le shipping de contribuer à une mise en œuvre effective des objectifs définis lors de la COP21. Cette décision importante est la première étape d'un combat que nous menons au niveau international pour la qualité et l'excellence environnementales ».

"Nous avons d'ores et déjà commencé à préparer la suite. Les prochaines étapes consisteront à adopter des objectifs clairs de réduction des émissions de CO2 et à identifier les moyens techniques et réglementaires permettant d’y parvenir", a-t-il ajouté.

 

 

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La compétitivité du transport et des services maritimes français marque enfin des points !

Date de mise en ligne : 08/04/2016

Communiqué

Armateurs de France salue le compromis auquel sont parvenus députés et sénateurs dans le cadre de la commission mixte paritaire (CMP), le 6 avril dernier, concernant la proposition de loi pour l’Economie bleue.

Si la loi doit être officiellement validée en séance publique, il est d’ores et déjà possible d’affirmer que plusieurs dispositions sont de nature à répondre aux attentes fortes des armateurs en matière de compétitivité, de sûreté et de simplification telles que :

  • l’exonération totale des charges patronales pour tous les navires battant pavillon français, tous registres confondus (navires de transport, de services et de recherche) et soumis à une concurrence internationale;
  • la protection des navires contre un risque terroriste, en particulier les navires à passagers, grâce à des gardes privés embarqués;
  • l’autorisation  des jeux de hasard sur les navires à passagers sous pavillon français;
  • des dispositions de nature à rendre effective la réforme de la loi de 1992 sur les approvisionnements pétroliers de la France par voie maritime ;
  • la création d’une flotte stratégique ;
  • quelques mesures en faveur de la simplification (rôle d’équipage, francisation, auto-liquidation de la TVA).

Tout a débuté en 2013 avec le rapport du député Arnaud LEROY sur la compétitivité des entreprises françaises de transports et services maritimes. Il est rare qu’un rapport parlementaire donne lieu à une telle transcription législative.

"C’est le résultat de trois années de travaux et d’efforts, portés par le député LEROY, ses équipes et celles d’Armateurs de France", déclare Gildas MAIRE, Président d’Armateurs de France.

"La proposition de loi pour l’Economie bleue est la nouvelle pierre d’un édifice encore plus ambitieux – celui d’une politique de filière industrielle dédiée à l’économie maritime. En actant le concept de flotte stratégique, ce texte ouvre la voie pour que tous ensemble – acteurs économiques et publics – nous fassions de ce concept une réalité", a-t-il ajouté.

 

 

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Dossier de presse à l'issue de l'Assemblée générale d'Armateurs de France - 5 avril 2016

Date de mise en ligne : 05/04/2016

Dossier

Au programme notamment de ce dossier de presse : compétitivité et outils de financement de la flotte sous pavillon français, point sur la proposition de loi LEROY pour l'Economie bleue.

Pour en savoir plus, consulter notre rapport annuel : http://www.armateursdefrance.org/rapport-annuel

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Marine marchande : les femmes officiers à l'honneur

Date de mise en ligne : 04/03/2016

Dossier

A l’occasion de la Journée internationale des droits des Femmes, le 8 mars 2016, Armateurs de France et l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) donnent la parole aux femmes officiers de la Marine marchande.

Armateurs de France et l’ENSM ont fait de la mixité des formations et des métiers une de leurs priorités. Ainsi, en 2014, Armateurs de France était l’un des signataires du Plan gouvernemental sectoriel sur la Mixité dans les transports. De son côté, l’ENSM a entrepris de sensibiliser les lycéennes aux formations et aux métiers de la Marine marchande.

Et la situation évolue. Ces témoignages de femmes officiers en sont la preuve. Loin des stéréotypes, découvrez une réalité faite de responsabilités, de challenges et de solidarité ! Avec un leitmotiv commun : que l’on soit homme ou femme, on est marin avant tout, avec la passion de la mer chevillée au cœur.

Marine marchande : les femmes officiers à l'honneur

Réforme de la loi de 1992 sur les approvisionnements stratégiques : un rendez-vous manqué pour l’emploi maritime français

Date de mise en ligne : 26/02/2016

Communiqué

Armateurs de France déplore que le décret relatif à l’obligation de transport maritime et à la sécurité des approvisionnements énergétiques français, publié le 24 février 2016, ne réponde pas aux ambitions initialement affichées lors du vote de la loi sur la transition énergétique.

Malgré nos demandes répétées, le texte ne contient aucune garantie sur le nombre de navires et d’emplois.

Après le départ de Maersk Tankers en 2014, la filière pétrolière (brut et produits raffinés) compte désormais moins de 400 marins et de 130 sédentaires. C'est le seuil critique en-dessous duquel la survie de cette filière ne peut plus être assurée.

A l’origine, les parties prenantes (Etat, assujettis, armateurs, représentants des navigants) ont cherché à réformer la loi de 1992 afin de garantir la sécurité des approvisionnements du pays, grâce à la mise en flotte sous pavillon français d’une vingtaine de navires supplémentaires pour le transport de produits pétroliers raffinés. 

Le texte actuel ne permet ni de maintenir l’emploi ni d’accroître la flotte sous pavillon français comme initialement prévu.

En conséquence, lors du Conseil supérieur de la Marine Marchande du 17 décembre dernier, l’ensemble des partenaires sociaux, syndicats de marins et employeurs, se sont formellement opposés au texte proposé.

Grâce à une flotte jeune et moderne, et à des marins bien formés, la France dispose d’un savoir-faire reconnu internationalement, qui représente un gisement important de croissance et d’emplois. Ce savoir-faire recouvre des activités stratégiques pour la sécurité des approvisionnements (pétrole, gaz, charbon) et des communications (pose de câbles) du pays, ou pour la recherche et l’exploration des océans. La Croissance Bleue ne sera qu'un slogan si ces activités ne sont pas préservées et développées.

Pour Gildas MAIRE, président d’Armateurs de France, « Ce texte est un rendez-vous manqué pour l’emploi et le pavillon français, mais également pour la sécurité des approvisionnements énergétiques du pays. A l’heure où le Gouvernement fait de l’emploi sa priorité, le risque est de laisser disparaître des pans entiers de l’activité maritime, avec des entreprises qui ont misé sur l’emploi français, la qualité et la sécurité. Après la destruction de la filière sismique maritime française, c'est maintenant au tour de la filière pétrolière. Il est urgent que le Gouvernement et les industriels français prennent conscience de l'importance d'une flotte stratégique française pour l'emploi, le rayonnement international de notre pavillon et la sécurité de notre nation». 

 

 

En quoi consiste la réforme de la loi de 1992 ?

La loi de 1992, réformée par la loi de transition énergétique du 17 août 2015, oblige à importer une partie des produits pétroliers acheminée par la voie maritime sous pavillon français. Désormais toute personne qui met des produits pétroliers à la consommation doit justifier d'une capacité de transport maritime sous pavillon français proportionnelle aux quantités mises à la consommation au cours de la dernière année civile.

 

 

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Lieux de refuge : les Etats côtiers doivent jouer leur rôle de prévention des pollutions

Date de mise en ligne : 04/02/2016

Communiqué

Armateurs de France  se félicite de la publication des guidelines sur les lieux de refuge par la Commission européenne le 1er février dernier.

Ces nouvelles lignes directrices visent à organiser la coopération et la coordination de toutes les parties concernées, notamment les armateurs, l’Etat du pavillon et les Etats côtiers, afin de secourir efficacement les navires en détresse. Elles s’inscrivent dans la droite ligne de la Convention internationale sur le droit de la mer, dite de Montego Bay, qui oblige les Etats à préserver leur environnement et à prévoir des dispositifs dans leurs droits nationaux pour prévenir et intervenir en cas d’incident maritime.

L’actualité du remorquage réussi du Modern Express à Bilbao est une bonne illustration de l’importance de ces guidelines dans la définition en amont des lieux de refuge. Cet évènement montre l'importance d’une bonne coopération entre les Etats et les acteurs privés que sont l’armateur et les remorqueurs. Il nous rappelle également que les Etats côtiers, très souvent réticents, doivent jouer pleinement leur rôle de prévention des pollutions en désignant, au plus tôt des opérations de sauvetage, un lieu de refuge approprié pour accueillir le navire en détresse.

 

Qu’est-ce qu’un lieu de refuge ? C'est un lieu dans lequel un navire en besoin d’assistance peut prendre toutes les mesures pour stabiliser sa situation et réduire les risques pour l’environnement, la navigation et la vie humaine. En principe, un Etat ne peut refuser d’accueillir un navire en détresse pour des raisons commerciales ou financières  liées à la situation de l’armateur (insolvabilité potentielle par exemple). Un tel refus doit être motivé, en droit, par des raisons objectives de sécurité pour la navigation, l’environnement et la vie humaine.

 

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Le financement, priorité d’Armateurs de France pour 2016

Date de mise en ligne : 11/01/2016

Communiqué

Armateurs de France salue la concrétisation, par la loi de finances rectificative pour 2015, de la garantie publique d’emprunt pour les navires français construits dans des chantiers français.

Demandée par Armateurs de France depuis plusieurs années, cette mesure, actée lors du dernier Comité Interministériel de la mer en octobre 2015, offre des perspectives prometteuses pour le développement de la flotte française de ferries et de navires de croisière.  En outre, elle est un élément-clé pour la construction de navires neufs, innovants et plus respectueux de l’environnement. Enfin, elle contribue à pérenniser le savoir-faire et les emplois des chantiers navals français.

Cependant, la mesure ne permet pas de répondre aux difficultés de financement rencontrées par les entreprises françaises pour renouveler et développer leur flotte. En effet, elle ne concerne pas les navires de services et de transport de marchandises, qui ne peuvent pas être construits en France car nos chantiers, eux-mêmes exposés à la concurrence internationale face à des chantiers de plus en plus compétitifs, ont perdu ce savoir-faire.Or les armateurs français ont, depuis de nombreuses années, misé sur la qualité et l’innovation environnementale, et il est primordial qu’ils puissent continuer à moderniser leur flotte, afin de consolider leur compétitivité et relever les nouveaux défis environnementaux posés par la COP21.  

Pour Gildas MAIRE, président d’Armateurs de France, "Cette mesure, qui cible le transport de passagers, est un premier pas vers une stratégie de « re »développement de la flotte française, mais ne concerne pas la grande majorité des navires de transport et de services. Il faut maintenant aller plus loin et engager un plan de renouvellement et de modernisation de l’ensemble de la flotte sous pavillon français, alliant compétitivité, emploi et transition énergétique."

"Alors que le pavillon français reste un des plus chers au monde, il est urgent de miser sur des navires plus propres, plus sûrs et plus économes en énergie. Nos navires doivent être plus compétitifs.", a-t-il ajouté.

 

 

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Brittany Ferries, lauréate 2015 du Trophée de la Charte Bleue d'Armateurs de France

Date de mise en ligne : 10/12/2015

Communiqué

La compagnie Brittany Ferries s’est vue décerner le Trophée 2015 de la Charte Bleue d’Armateurs de France, lors de la 5e Nuit du Shortsea, le 9 décembre au Collège des Bernardins.


A l’unanimité, le jury, composé de personnalités éminentes du monde maritime [1], a choisi de distinguer l’action de Brittany Ferries en matière de développement durable.


L’année 2015 a été marquée pour l’entreprise par le succès du plan de transition écologique grâce à des choix techniques adaptés au profil opérationnel de chaque navire : changement de combustible pour certains navires, installation de systèmes de lavage de fumée sur d’autres.


A cette transition se sont ajoutées nombre d’actions, issues de la démarche éthique globale de la compagnie : amélioration des performances environnementales des moteurs, déploiement de logiciels de routage, peinture silicone, accueil à bord de projets de recherche. Le tout s’est inscrit dans une politique de consolidation durable de l’emploi marin sous pavillon français, avec, en 2015, l’entrée en flotte d’un navire supplémentaire et l’embauche de 400 salariés en CDI.


Pour Eric BANEL, Délégué général d'Armateurs de France, "A l’heure où Paris accueille la COP21, il était important de distinguer une compagnie qui démontre quotidiennement qu’il est possible, et nécessaire, de concilier transition énergétique et création d’emplois, valorisant ainsi l’économie des territoires et étant résolument tournée vers l’avenir.".


Lors de cette cérémonie, Brittany Ferries a également reçu le Pavillon Océan et Climat des mains de Catherine Chabaud, navigatrice et présidente d’Innovations Bleues, pour son engagement, aux côtés d’Armateurs de France, en faveur de l’environnement et du climat.

 

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Membres du jury 2015:
[1] Frédéric MONCANY de SAINT-AIGNAN, Président du Cluster maritime français ; Catherine CHABAUD, Présidente d’Innovations Bleues ; Jean-Philippe CASANOVA, Président de la Fédération française des pilotes maritimes ; Jean-Marie MILLOUR, Secrétaire général de BP2S.

 

A propos de Brittany Ferries
Brittany Ferries, premier employeur de marins français, opère une flotte de dix navires mixtes fret-passagers entre la France, l’Angleterre, l’Irlande et l’Espagne.
Site web: http://www.brittany-ferries.fr/
Twitter : @BrittanyFerries et @bferriescorpo

Voir également le communiqué de presse de Brittany Ferries relatif au trophée de la Charte Bleue.

 

A propos de la Charte Bleue d’Armateurs de France
Le transport maritime est aujourd’hui le mode le plus respectueux de l’environnement. Il émet 5 fois moins de CO2 que le transport routier et 13 fois moins que le transport aérien.
Depuis 15 ans, le transport maritime a considérablement réduit son impact environnemental, malgré une augmentation massive du commerce mondial transitant par la mer. Le nombre de pollutions par hydrocarbure a ainsi été diminué de 90% et la part du transport maritime dans la pollution de l’air a été ramenée à moins de 3%.
Dès 2003, Armateurs de France a signé la Charte bleue autour de 5 grands engagements:

  • Améliorer sans cesse la sécurité et la qualité des navires.
  • Protéger l’environnement marin et le littoral.
  • Garantir de bonnes conditions de vie et de travail aux équipages.
  • Diriger nos entreprises avec transparence et déontologie.
  • Affirmer notre solidarité avec la communauté maritime.

2013 a été l’année de sa refonte. Une manière, pour notre organisation, de réaffirmer son ambition en matière de responsabilité sociale et environnementale. Et de souligner le formidable bond en avant des armateurs français en matière de protection de l’environnement depuis quinze ans.
L’ambition de la Charte Bleue est double :

  • poursuivre la réduction drastique de l’impact environnemental du transport maritime, en développant des navires plus sûrs, plus propres et plus économes en énergie ;
  • promouvoir un haut degré d’exigence en matière sociale, en favorisant l’emploi et la formation dans le transport et les services maritimes, ainsi qu’un dialogue social quotidien.

Le texte intégral de la Charte est disponible sur www.armateursdefrance.org

Abandon de la filière sismique, un coup d'arrêt à la croissance bleue

Date de mise en ligne : 13/11/2015

Communiqué

Armateurs de France appelle au sauvetage de la filière sismique française, menacée de disparition après l'annonce du désarmement par CGG de sa flotte sous pavillon français. Un mois après la visite du Président de la République au Havre, une semaine après les Assises de l’économie maritime à Marseille, cette décision vient contredire le discours sur l’ambition maritime de la France.

L’arrêt de la filière sismique, souvent citée comme une réussite française, entraîne la mise à quai de 6 navires et la perte de 80 emplois français hautement qualifiés. Cette décision pèsera lourd sur l’avenir : le savoir-faire acquis au fil des ans par la France en matière sismique, reconnu internationalement, risque de disparaître d'un coup.

La décision de CGG, liée à des considérations financières, renvoie aussi au manque de solidarité française, malgré les discours  récurrents sur le "made in France", et à l'absence de politique industrielle de long terme. Ainsi, c’est la troisième fois en deux ans qu’un donneur d’ordre français - qui plus est dont l’Etat est actionnaire - écarte un acteur français du shipping au profit d'entreprises étrangères. Ce fut le cas en 2014 pour la desserte gazière de la Corse, où Geogas a été écarté au profit d’un consortium extérieur avec un pavillon maltais, et en 2013 pour la desserte pétrolière de la Réunion, perdue par Socatra au bénéfice d'un navire sous pavillon singapourien.

Armateurs de France considère qu'il appartient à l'Etat de veiller au maintien du savoir-faire industriel français. Au moment où la France annonce l'extension de son plateau continental et sa volonté d'explorer les grands fonds marins, il est incompréhensible qu'elle abandonne pour l'avenir sa capacité à conduire des campagnes de recherche en haute mer.

Pour Eric BANEL Délégué Général d’Armateurs de France, "Nous avons plus que jamais besoin d'une vision industrielle de long terme. Le choix de désarmer la flotte sismique française tout en conservant les navires sous pavillon étranger ou norvégien n'est pas acceptable et appelle une réponse forte des pouvoirs publics.".

"Plus largement, nous avons besoin d’une véritable solidarité française, entre tous les partenaires publics et privés, afin de corriger les errements du capitalisme boursier et de préserver l'avenir de nos filières industrielles", a-t-il ajouté.

CIMer : des résultats encourageants…à décliner sur de nombreux autres sujets

Date de mise en ligne : 22/10/2015

Communiqué

Armateurs de France salue des annonces faites ce jour, dans le cadre du Comité interministériel de la mer, en faveur du financement des navires de transport et des services maritimes français.

Mesure emblématique, longtemps demandée par Armateurs de France, la  garantie d’emprunt pour des navires construits en France offre des perspectives prometteuses pour le développement de la flotte française de ferries et de navires de croisière. Avec à la clé, dans la perspective de la COP21, des navires neufs, innovants, plus propres et plus économes en énergie. Le savoir-faire et les emplois des chantiers navals français seront également pérennisés.

De même, la prolongation et l'extension à tout le territoire de l'appel à projet sur les ferries propres devraient permettre de mobiliser les investissements d'avenir en vue de la modernisation de la flotte méditerranéenne de transport de passagers, avec pour objectif le passage au Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Autre mesure intéressante : l’expérimentation dès 2016, en lien avec la Banque européenne d’investissement, d’un nouveau mécanisme de garantie financière pour faciliter l’accès au crédit des armateurs.

Ce sont autant de signaux positifs en faveur de l’investissement et de l’innovation pour permettre à notre flotte de réussir sa transition énergétique tout en demeurant compétitive.

Pour Gildas MAIRE, Président d’Armateurs de France, « Ce comité interministériel est une première étape. Depuis longtemps, les armateurs français ont fait le choix de la transition énergétique et de l'excellence environnementale. A deux mois de la COP21, le Gouvernement s'engage enfin à nos côtés sur le financement et la modernisation de la flotte ».

« Pour autant, il reste beaucoup à faire. Même sur le financement des navires, les mesures annoncées ne concernent pas les navires de transport de marchandises, qui ne peuvent pas être construits en France car nous avons perdu ce savoir-faire. En bref, il est temps de retrousser nos manches et de mener une politique globale pour la compétitivité et l'emploi  », ajoute Gildas MAIRE.

 

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