Le transport maritime

À la Hune

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CSMM et développement des activités maritimes

Date de mise en ligne : 23/10/2013

Le Président du Conseil supérieur de la Marine Marchande (CSMM), organisme consultatif placé auprès du Ministère des transports, a demandé en mars dernier à Armateurs de France de mettre en place un groupe de travail sur le développement des activités maritimes. L’objectif, qui s’inscrit dans le cadre de la mission parlementaire confié au Député Arnaud Leroy, était de présenter des propositions opérationnelles, partagées par l’ensemble des partenaires sociaux, afin de renforcer la compétitivité des entreprises de transport et de service maritimes.

La filière française de transport maritime a été récompensée en 2012 et en 2013 pour la qualité de son offre, la sécurité de ses navires et son engagement pour la protection de l’environnement. Elle est pourtant soumise à une concurrence internationale de plus en plus forte, qui menace aujourd’hui certains de ses métiers.

Les travaux du groupe de travail,  présidés et coordonnés par Eric BANEL, Délégué Général d’Armateurs de France, se sont organisés autour de 5 thématiques, sur lesquelles les membres du conseil se sont très largement mobilisés : 

-      Le FINANCEMENT DES ENTREPRISES (piloté par Jean-Bernard RAOUST) 

-    La LOGISTIQUE DE CONSOMMATION, LOGISTIQUE DE DEFENSE (piloté par Fernand BOZZONI et l’amiral JUBELIN)

-      Le GAZ NATUREL LIQUEFIE (piloté par Jean-Marc ROUE)

-      Les ENERGIES MARINES RENOUVELABLES (piloté par Philippe LOUIS DREYFUS)

-    La mise en œuvre de la CONVENTION INTERNATIONALE SUR LE TRAVAIL MARITIME (piloté par Michel LE CAVORZIN)

 

Vous trouverez ci-joint les différentes synthèses de ces travaux, articulées autour de quelques propositions emblématiques.

Ainsi, sans empiéter sur les présentations de ces travaux qui vont  être faites, il est intéressant de noter que :

-        Le sous-groupe sur les financements dresse un état des lieux des financements maritimes dans le monde et en France. Il donne quelques pistes de réflexion de nature à favoriser les investissements, base de la filière maritime française : sans financement, pas de navire ; sans navire, pas d’emploi de navigants.

-        Le sous-groupe sur les logistiques de consommation et de défense a mis en lumière les soutiens possibles de la Marine Marchande à la Marine Nationale et la nécessité de maintenir une flotte sous pavillon français, immédiatement réquisitionnable en situation de crise ou de pénurie, afin de répondre aux besoins de la Nation et des forces armées. 

-        Le groupe transversal sur le GNL (Gaz nature liquéfié) a démontré l’enjeu majeur pour toute la filière maritime de ce carburant d’avenir, peu polluant.

-        Le groupe transversal sur les Energies marines renouvelables marines renouvelables a montré le rôle essentiel des acteurs maritimes et portuaires dans le développement de cette filière industrielle en France, ainsi que le besoin d’un cadre juridique clair.

-        Le sous-groupe sur la MLC (Maritime Labour Convention), véritable socle social commun, a permis de mettre en évidence l’importance de la mise en œuvre de la MLC pour l’ensemble des acteurs : en engageant un alignement « par le haut » des normes sociales au niveau mondial, elle redonne à la France et aux pays européens la possibilité de « combattre à armes égales ».

Approuvés lors de la réunion plénière du Conseil supérieur de la Marine Marchande du 24 octobre, ces documents seront soumis au Gouvernement dans les prochains jours. Armateurs de France souhaite que les propositions qui ont émergé soient entendues et relayées, afin de consolider une filière créatrice de croissance et d’emplois en France.

 Consulter infra la synthèse du groupe de travail "Activités maritimes".