A l’occasion des Assemblées générales annuelles des fédérations internationales d’armateurs (ICS et ISF[1]), deux enjeux majeurs qui font consensus ont été évoqués : la réduction des émissions de CO2 et la lutte contre la piraterie.
Réduire les émissions de CO2 des navires
Armateurs de France, aux côtés de l’ICS, souhaite participer activement aux travaux des gouvernements au sein de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) qui seront présentés à la conférence sur le changement climatique en décembre 2009.
Nous souhaitons que la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) accepte que les travaux sur les réglementations applicables au transport maritime soient menés par l’OMI. En sa qualité de législateur global de l’industrie maritime, elle est l’interlocuteur incontournable.
La communauté internationale est parvenue à un accord pour que l’OMI intègre dans les mesures de réduction de CO2 la création d’un index et l’utilisation d’un plan de gestion de l’efficacité énergétique des navires.
Il reste à poursuivre la réflexion sur les instruments de marché (échange de droits d’émissions ou fonds de compensation). Ce point est à l’ordre du jour du prochain Comité de la Protection de l’Environnement Maritime de l’OMI au mois de juillet 2009.
Quelle que soit la solution retenue, elle doit être appliquée au niveau mondial, à la fois pour le bien de l’environnement et pour l’efficacité d’une industrie qui transporte 90 % du commerce mondial. Elle ne doit en aucun cas favoriser des reports vers d’autres modes de transport moins respectueux de l’environnement.
Lutter contre la piraterie
Armateurs de France, aux côtés des fédérations internationales d’armateurs, appelle les gouvernements à poursuivre et étendre leurs politiques de protection navale contre la piraterie dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien.
Au nom de la protection de la vie des équipages, la communauté maritime internationale rappelle sa ferme opposition au recours à des sociétés de protection privées et à l’embarquement de milices privées armées. Seules les forces militaires ont légitimité à embarquer, avec l’accord de l’armateur.
[1] International Chamber of Shipping et International Shipping Federation